La suite du premier épisode...
Les vacances d’été continuent pour Prune, douze ans, avec un plâtre bien gênant, un cheval introuvable, un camp d’été dont la perspective s’éloigne, et tant d’inquiétudes quant à l’avenir… Et pourtant… viendront de merveilleuses journées, des cavalcades étonnantes, des joies profondes, et cette singulière amitié avec ce grand cheval à la robe d’or… Mais aussi… des amies à sauver d’un grand péril… Au risque de perdre son cheval, Prune devra tout tenter!

Les premières lignes...

- Flamme?
- Non, c’est déjà pris.
- Satan?
- Ah non!
- Feu follet?
- Mmmm… bof…
- Je sais: Jupiter. Le dieu de la foudre et de l’orage!
- Je croyais que c’était Vulcain.
- Mais non. Vulcain, c’est le dieu des forgerons.
Prune est négligemment allongée sur la pelouse au bord du lac.
- Il doit y avoir tout juste trois milliards de chevaux qui s’appellent Vulcain…
Prune? Un prénom tout en soleil d’été, en joie de vivre, un prénom qu’elle aime et n’échangerait pour rien au monde. Douze ans, élancée, de beaux cheveux longs, blonds ou châtain clair, cela dépend de l’éclairage, avec toutefois une mèche d’une blondeur extrême côté droit, un petit essaim de taches de rousseur sur le haut des joues. Avec cela, un sourire mutin d’angelot de Raphaël, un regard pétillant, perpétuellement agité. Il faut noter qu’un plâtre impressionnant lui raidit la quasi-totalité de sa jambe gauche, elle ne peut donc se baigner, mais a tout de même endossé son deux pièces préféré, couleur fuschia avec des petites bouclettes, histoire de bronzer un peu, quand même, non mais sans blague. Le plâtre? Un discret souvenir d’une malencontreuse chute de cheval, voilà déjà une bonne quinzaine de jours. Jambe cassée et bien cassée, quelque part du côté du tibia. Rester sage? C’est bien la première fois de sa vie qu’elle s’y voit contrainte. D’ordinaire, c’est un paquet de dynamite, un explosif sur pattes, une catastrophe ambulante!
- On n’y arrivera jamais, soupire-t-elle.

Les origines de la race Akhal-Téké sont assez floues. Elles remonteraient vers le IIIe ou IVe siècle avant J.C. L'Akhal-Téké est le descendant du cheval Turkmène des guerriers pilleurs de la tribu Téké. Il porte le nom de l'oasis où il est né, niché au creux des montagnes et du désert.
Ce cheval, sélectionné soigneusement pour sa vitesse et son courage, était devenu la meilleure arme et la puissance du peuple Téké. La pureté de la race a conduit l'Akhal-Téké à servir en tant qu'améliorateur de races.
L'Akhal-Téké toise entre 1,50 à 1,60 m au garrot. Toutes les robes sont acceptées. Ce cheval, à l'allure élégante, est réputé pour ses robes aux multiples reflets métalliques. L'Akhal-Téké a une peau très fine et soyeuse et des crins peu fournis. Sa tête légère et fine présente un profil rectiligne et un front large. Ses oreilles sont longues, droites et toujours mobiles. Il possède de grands yeux vifs et expressifs et de larges naseaux. Il a l'épaule inclinée et longue et la poitrine étroite. Son encolure greffée haut se prolonge par un garrot bien sorti et par un dos long. Sa croupe avalée s'accompagne d'une queue attachée bas. Ce cheval athlétique et taillé pour la vitesse présente un ventre levretté semblable à celui d'un lévrier, lui-même originaire de la même zone géographique. Droit sur ses articulations, il détient des membres fins et secs dotés de paturons longs jointés et de sabots petits à la corne dure.
L'Akhal-Téké est un cheval particulièrement rapide et résistant. Il supporte sans difficultés les écarts de température et la soif. Très bon cheval de courses, il excelle aussi en endurance, en complet, en saut d'obstacles et en dressage. Son caractère vif et fougueux ne convient pas à un cavalier débutant. Intelligent, il est en outre apprécié pour sa fidélité, son courage et sa souplesse.
Cheval du désert, l'Akhal-Téké a gardé de sa région au climat difficile une forte résistance à l'effort et une endurance à toute épreuve. Cheval de fer et de feu, ce cheval détient un caractère difficile qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il peut tout aussi bien être capable de prouesses techniques de hauts niveaux avec un cavalier en qui il a confiance comme il peut tout autant se montrer fermement obstiné et fougueux dans le cas contraire. Sa grande générosité est sans doute son plus grand défaut. Ce cheval se donne entièrement à son cavalier et ne sait pas mesurer ses efforts à tel point qu'il peut en perdre la vie.

Encore quelques photos d'Akal-Téké glanées sur le Web...